Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
6 novembre 2012 2 06 /11 /novembre /2012 10:21

 

 

Et vlan pour Areva !

L'avenir radieux de l'EPR américain plus que compromis


Le 30 août dernier, une instance de la NRC (Autorité de sûreté nucléaires des USA) chargée d'accorder les licences d'exploitation, refusait la licence demandée par EDF pour construire un réacteur EPR à Calvert Cliffs (Maryland) . L'argument principal retenu par la NRC est qu’ EDF n'avait pas réussi à trouver de partenaire américain pour co-exploiter ses réacteurs nucléaires, comme l’exige la   loi fédérale.

La NRC avait toutefois donné un sursis de 60 jours à EDF  pour trouver un nouveau partenaire américain.

Nous venons d’apprendre qu’EDF/Unistar et son puissant cabinet d’avocats Winston and Strawn, après avoir saisi la commission de la NRC, afin d’ obtenir un sursis supplémentaire, vient de se faire “recaler” par cette dernière mettant fin non seulement au projet de Calvert Cliffs mais mettant aussi en péril les autres projets aux USA.

Nous félicitons les associations américaines qui ont mené un combat juridique contre ce projet pendant 5 ans et notamment nos amis américains de Beyond Nuclear. (http://www.beyondnuclear.org)

La vente à l’étranger de l’EPR d’AREVA  qui a fait l’objet de nombreux effets d’annonce gouvernementaux en France aussi bien par Arnaud Montebourg que par Nicolas Sarkosy est aujourd’hui, plus que jamais , en difficulté : sa vitrine commerciale à Flamanville s’est transformée en son contraire : malfaçons, doublement au moins de son coût annoncé, retards d’au moins 4 ans.


  • Partout dans le Monde, la catastrophe de Fukushima a renforcé l’opposition populaire au nucléaire.
  • Partout dans le Monde, la production d’électricité par le nucléaire reste plus marginale que jamais, malgré quelques soubresauts, notamment dans des pays où la démocratie est bafouée (Chine, Inde et Russie). Aujourd'hui, le nucléaire ne produit plus que 10% de l'électricité mondiale contre 17% en 2005. Il est urgent de ramener cette part à 0% avant que de nouvelles catastrophes ne se produisent.

 

Repost 0
Published by MagdaRita - dans POLLUTION
commenter cet article
3 avril 2012 2 03 /04 /avril /2012 06:48

 

 

Le 20 mars prochain, une douzaine d'ONG lanceront en France et en Europe la Semaine sans pesticides. L'occasion de mettre en évidence les dérives réglementaires du gouvernement français. Ainsi, à la faveur d'une discrète directive du ministère de la Santé, désormais l'eau du robinet peut contenir des doses de pesticides en quantité cinq fois supérieures.


 

Le 22 février dernier, l’association Générations Futures a révélé l’existence d’une directive du ministère de la Santé, discrètement entrée en vigueur il y a plus d’un an, et qui revoit à la hausse les concentrations autorisées de pesticides dans l’eau potable.  Avec cette modification passée sous silence, la France tolère ces polluants en quantité cinq fois supérieures.


Une découverte qui devrait animer les débats prévus en France, à partir du 20 mars prochain, à l’occasion de la Semaine sans pesticides, à laquelle prendront part une douzaine d’ONG ainsi que quelques collectivités publiques, dont la Mairie de Paris.

Car la conséquence de ces changements réglementaires nourrit quelques inquiétudes. Alors qu’en 2009, 34.300 personnes avaient subi des restrictions d’usage du fait de la présence de pesticides dans l’eau, en 2010, leur nombre n’était plus que de 8.939 personnes. Pour Générations Futures, il s’agit d’une “baisse artificielle” due à une “manipulation des valeurs”. En cause, une instruction émise par la Direction générale de la santé le 9 décembre 2010.

Pour répondre aux exigences dans la lutte contre la pollution de l’eau, soit on met tout en œuvre pour réduire la présence des substances nocives, soit on préfère remonter les taux et prétendre à une amélioration de la situation. C’est un peu comme si on changeait les degrés sur un thermomètre pour faire croire qu’il fait moins chaud.

François Veillerette, président du Mouvement pour les droits et le respect des générations futures, s’insurge ainsi contre ce cet “aveu de faiblesse” du gouvernement. Selon lui, en France, l’examen de la qualité de l’eau reste un processus abscons qui pourrait, à l’occasion, générer des interprétations abusives.


La surveillance de l’eau du robinet, pour déterminer si elle est potable, s’effectue en plusieurs étapes. Le principe consiste à mesurer la quantité de pesticides présente dans un échantillon pour en déduire une concentration en microgramme par litre. L’Union européenne a instauré la directive 98/83/CE en novembre 1998 pour juger de la bonne conformité en proposant des doses maximales en dessous desquelles l’eau est dite de qualité.


Limites de qualité pour l’eau du robinet, en microgramme par litre (μg/L)
0,10 pour chaque pesticide (par substance individuelle)
0,03 pour les pesticides aldrine, dieldrine, heptachlore et époxyde d’heptachlore
0,50 pour la somme de tous les pesticides en présence

Lorsque ces exigences ne sont pas respectées, il faut de nouveau tester cette eau et mesurer les concentrations de tous les pesticides en présence. Ces taux vont alors être comparés avec des valeurs de référence, uniques pour chacune de ces substances et qui correspondent à des limites au delà desquelles un risque pour la santé est suspecté. Ces valeurs sont appelées Vmax pour valeurs sanitaires maximales, provenant majoritairement des données de l’Organisation mondiale de la santé.


Depuis 1998, un avis du Conseil supérieur d’hygiène publique de France (CSHPF) prévoyait une interdiction provisoire de consommation :

lorsque la valeur mesurée et confirmée dépasse la valeur maximale sanitaire ;
lorsque le dépassement est supérieur à 20% de la valeur maximale sanitaire pendant plus de 30 jours consécutifs.


Par exemple, un herbicide comme la Simazine, dont l’utilisation a été prohibée en 2003, a une Vmax de 2μg/L. Si on la retrouve dans les eaux en concentration supérieure à 0,4μg/L pendant plus d’un mois, l’eau ne peut être consommée, “ni pour la boisson, ni pour la préparation des aliments”.


Revenant sur ces précautions d’usage, la Direction générale de la santé, dépendant du ministère de la Santé, a donc émis le 9 décembre 2010 une instruction qui remplace le précédent avis. Cette note interne, non communiquée aux associations locales, fixe la limite à ne pas dépasser à 100% de la Vmax. C’est l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses) qui s’est chargée de déterminer la valeur maximale sanitaire pour chacun des pesticides surveillés. Extrait de l’instruction :

L’Anses estime ainsi que l’ingestion pendant la vie entière d’une eau contenant un pesticide à une concentration inférieure ou égale à la valeur sanitaire maximale (Vmax) n’entraîne, sur la base des critères toxicologiques retenus et en l’état actuel des connaissances, aucun effet néfaste pour la santé.

Le taux intermediaire de 20 % n’existe plus, ce qui revient à dire que la concentration maximale autorisée pour chaque pesticide a été multipliée par cinq lorsqu’une pollution sur plus de 30 jours est constatée.

Pour Jean-Charles Bocquet, directeur général de l’UIPP, l’Union des Industries de la Protection des Plantes qui compte parmi ses adhérents les plus grands producteurs de pesticides, il s’agit d’une évolution logique :

Les risques sanitaires ont été évalués par l’Anses. Qui dit présence de polluants ne veut pas forcément dire danger pour la santé ou pour l’environnement ! Les dépassements de concentrations autorisées étant assez fréquents il était normal de fixer à quel niveau on se situe pour éviter de faire trop de traitements des eaux.

En conséquence, une eau peut contenir des doses très élevées de certains pesticides sans pour autant être interdite à la consommation.  La présence d’acide benzoïque dont est dérivé le désherbant Dicamba, peut par exemple atteindre les 15 milligrammes dans un litre d’eau. Bien loin donc des recommandations de la directive européenne. Si ces Vmax sont sensées refléter une idée relative de la toxicité pour chaque polluant à l’étude, le cas de certains pesticides soulève des interrogations.


Une étude de l’Inserm datée de mars 2011 menée en Bretagne souligne notamment qu’un herbicide, l’Atrazine aurait un impact sur le développement du fœtus et ce à de faibles doses environnementales. Hautement toxique et soupçonné d’être cancérigène et perturbateur endocrinien, il a été interdit en France en 2003 après 30 ans d’utilisation intensive, il est pourtant encore fréquemment retrouvé en cas de pollution des eaux.  Depuis décembre 2010, le taux limite est désormais fixé à 2μg/L, quelque soit la durée d’exposition. François Veillerette y voit dans cette nouvelle instruction un système hypocrite :

Même si ces 20% n’étaient qu’une valeur relative, cette concentration maximum permettait au moins de se rapprocher un peu plus de l’esprit du texte européen à savoir retrouver le moins de résidus de pesticides possible. En se cachant derrière des chiffres, le gouvernement a en fait une attitude anti-scientifique : elle oublie le principe de précaution. C’est ce genre de raisonnement qui a causé le scandale du bisphénol A.

À noter également que cette instruction ne prend toujours pas en compte les effets de synergie pouvant survenir, c’est-à-dire les effets combinés des pesticides qui, mélangés, peuvent avoir de graves conséquences.

http://owni.fr/2012/03/16/pesticides-pollution-eau/


Repost 0
Published by MagdaRita - dans POLLUTION
commenter cet article

Présentation

  • : les enfants de la nouvelle terre
  • les enfants de la nouvelle terre
  • : Ce congrès consacré aux jeunes et à leur planète se veut positif. Il y sera démontré que seuls une prise de conscience générale et une volonté d'intégrer de nouveaux concepts (autant dans le domaine de la santé que dans celui de l'agriculture) feront basculer l'avenir de l'Homme et sa planète. La santé globale des jeunes préoccupe : Asthme, allergies à de nombreuses substances, diabète, surpoids. Pourquoi autant d'autistes ...
  • Contact

et si c'était autre chose

 

Texte Libre

Texte Libre

Texte Libre

Nouvelle Terre

image-nouvelle-terre-2-.jpg